⁕ Comédie, ⁕ littérature nordique

« La facture » de Jonas KARLSSON

Actes Sud – 192 pages – Broché –

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Pour le prix des lecteurs « Étranges Lectures » 2024, il y avait 5 romans, trois ont attiré mon attention. Pour les deux que je n’ai pas lus ou appréciés il y avait un livre de poésie romantique et un de nouvelles. Pour « La facture » j’ai été agréablement surprise, je dirais que c’est une comédie satirique. L’argent fait-il le bonheur ou le bonheur se paye-t-il?

Un organisme sorti de nulle part adresse aux citoyens une facture légèrement salée! Notre homme du jour est catastrophé par cette facture de 5 700 000 couronnes qu’il reçoit. Il contacte cette entreprise. Maud sera son interlocutrice au fil du livre.

Trois points importants y sont apparus : Il y est dénoncé les aberrations administratives que l’on rencontre au cours de notre vie, l’air que l’on respire ou les petits plaisirs de la vie ont-ils une valeur marchande et le troisième point je le laisse découvrir aux futurs lecteurs…

Ce petit livret se lit très vite et facilement, court mais intense et l’on a vite pris l’envie d’avoir le dénouement de cette histoire. Une chouette découverte!

➡️➡️ Pour ce prix des lecteurs Étranges Lectures les 5 titres sont :

Homo Sapienne de Niviaq Korneliussen (Groenland), lu

1,2 Milliard de Mahesh Rao (Inde), abandonné

Les jours de Saveli de Grigori Sloujitel (Russie), lu

Ruby Moonlight de Ali Cobby Eckermann (Australie), non lu

La Facture de Jonas Karlsson (Suède), lu

5 700 000 couronnes (à peu près 600 000 euros) : c’est le montant de la facture qu’un beau jour un organisme de recouvrement adresse à un modeste employé. Esseulé depuis la mort de ses parents, négligé par ses amis qui ont charge de famille et mènent carrière, ce célibataire se contente d’une vie aussi paisible qu’insignifiante. Mais voilà que l’Administra tion a décidé d’une taxe sur… le bonheur. Or, si modeste que soit l’existence de notre homme, des petits riens suffisent à le réjouir et font de lui, pour ce nouvel impôt, un contribuable de choix.

Soupçonnant d’abord un canular ou une arnaque, il doit apprendre à ses dépens que, dans une société régie par l’argent, facturer le bonheur n’est pas illo gique. Peut-il faire appel ? Contester l’impôt ? Plaider l’erreur de calcul ? Est-il vraiment heureux au point de devoir une telle somme ?

“Réjouissez-vous, on va vous taxer !” : refrain cala miteux que chantent à tue-tête les gouvernements, bien décidés à ratisser large et à mettre jusqu’aux fauchés à contribution. Mais le héros de cette histoire pleine de sagesse se débat de son mieux, fi nit par trouver une oreille attentive et, au passage, nous invite à prendre conscience de notre bonne fortune!

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