⁕ Drame, ⁕ Littérature

« Le camp des autres » de Thomas VINAU

10/18 – 190 pages – Kdo Poche –

💙💚🧡🩷💜

« La forêt est une langue, une science et une œuvre d’art. tout peut te sauver ou t’achever. Ici il n’y a pas de maître »

Gaspard, jeune enfant maltraité, s’enfuit avec son chien dans la forêt. Il sera récupérer par Jean-le-Blanc, lui vit dans cette forêt et va sauver Gaspard. Il rejoindra la caravane à Pépère pour une aventure vagabonde…

Inspirée de faits réels cette histoire nous est contée avec bienveillance et c’est avec beaucoup d’émotions diverses que j’ai lu ce texte. Je remercie Sylvie de m’avoir offert ce roman qui m’a beaucoup plu. Un auteur que je découvre avec « Le camp des autres », à lui seul il résume l’histoire! Il y a d’un côté les biens civilisés et « les autres », ceux qui sont en survis continuellement.

Un roman sociétal et humain, du passé, où le présent est toujours d’actualité. Cette histoire peut s’adapter à tous les sans-abris, les réfugiés, les gens du voyage…!

« Le givre fait gueuler la lumière. Lorsqu’il a voulu ouvrir les yeux, sa paupière gauche était encore collée par le sang. Il passe plusieurs minutes, mains en coupe autour du visage, à tenter de réchauffer lentement par son haleine la peau tuméfiée de ses joues, les croûtes sur ses arcades fendues, l’arc-en-ciel de coups sur sa petite tronche d’ange écrasée… »

Voilà un titre que l’on a du mal à lâcher lorsqu’on l’a commencé, émouvant, terrible et poétique.

Gaspard fuit dans la forêt avec son chien. Il a peur, il a froid, il a faim, il court, trébuche, se cache, il est blessé. Un homme le recueille. L’enfant s’en méfie : ce Jean-le-blanc, est-ce un sorcier, un contrebandier ? En 1907, Georges Clemenceau crée les Brigades du Tigre pour en finir avec  » ces hordes de pillards, de voleurs et même d’assassins, qui sont la terreur de nos campagnes « . Au mois de juin, la toute nouvelle police arrête une soixantaine de voleurs, bohémiens et déserteurs réunis sous la bannière d’un certain Capello qui terrorisait la population en se faisant appeler la Caravane à Pépère. C’est avec eux, que Gaspard, l’enfant insoumis, partira un matin sur les routes.

 » Et si la quintessence de cet ouvrage tenait non dans sa narration, magique, mais dans sa force métaphorique? […] Une pépite. « 

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