⁕ Littérature, ⁕ Roman noir, ❤ Coup de cœur ❤

« Les saules » de Mathilde BEAUSSAULT

Éditions de l’épée – 225 pages – Kindle –

🖤🖤🖤🖤🖤

Voici un roman comme je les adore, avec un environnement noir qui a une grande place, des personnages détaillés et une écriture qui vous transporte. Je citerais dans la même trame : Sébastien Vidal, Chris Whitaker, Richard Wagamese, Franck Bouysse… Et pour ce titre c’est un premier roman, la couverture avec ce paysage brumeux m’a attirée!

Il y a la « Haute Motte » et la « Basse Motte » deux lieux d’un même hameau. Il y a de la richesse et de la pauvreté, il y a Marie, fille du pharmacien, et il y a Marguerite, fille de fermiers. Marie, 17 ans, fait partie des privilégiés, elle est retrouvée morte au petit matin au bord d’une rivière, sous les saules. Marguerite est une petite fille simple, pauvre, elle ne parle pas mais elle a vu!

Une enquête sera menée par les gendarmes, tout et rien sera dit autour de Marie. Nous sommes dans un petit village et les ragots vont loin autant que les silences… L’environnement donne l’ambiance à ce récit noir à souhait, on ressent la tristesse de certains et ce silence pesant dont Marguerite ne sait se défaire.

Drame, vengeance, secrets bien enfouis, liens familiaux, tout va exploser et prendre des proportions extravagantes par les non-dits qui vont se révéler. Ce sera un roman coup de cœur pour cette histoire qui m’a bouleversée, Marguerite m’a ému au plus profond de moi-même. Un drame sociétal, un environnement des plus réels, une lecture addictive, douce mais noir à la fois. J’en garderais un souvenir précieux et souhaite lire d’autres écrits de cette autrice, donc à suivre. Je recommande fortement cette lecture…

L’autrice :

Née en Bretagne au début des années 1980, Mathilde Beaussault, fille d’agriculteurs, a trouvé dans ses origines la matière de son premier roman.

Allongée au bord de la rivière, cachée par les saules pleureurs, Marie, dix-sept ans, semble paisible, endormie, ce que démentent les marques sombres sur son cou.
Sa mort brutale ébranle toute la communauté, et surtout Marguerite, une petite fille solitaire que tous croient simple d’esprit.
Ses parents, peu enclins à manifester leur affection, travaillent leur terre du matin au soir.
Livrée à elle-même, maltraitée à l’école, elle aime se réfugier au bord de la rivière, où elle se sent en sécurité sous les saules.
Cette nuit-là, elle a vu quelque chose. Elle voudrait bien aider Marie, la seule qui était gentille avec elle.
Mais voilà, Marguerite ne parle pas, ou presque jamais. Mutique derrière sa chevelure sale et emmêlée, elle observe l’agitation des adultes qui, gendarmes ou habitants, mènent l’enquête.
Mais comment discerner la vérité parmi les rumeurs, les rivalités familiales et les rancœurs tissées de longue date ?

5 réflexions au sujet de “« Les saules » de Mathilde BEAUSSAULT”

Laisser un commentaire