⁕ Thriller

"Surtout le pire" de Lou VERNET

Mon ressenti – Extraits – Présentation –
Lecture de septembre 2019

Un thriller pas comme les autres, atypique et littéraire. Lou a cette façon bien à elle d’écrire entre littérature contemporaine et roman noir. Pour l’intrigue ne vous y trompez pas c’est très dur, noir, sans fioriture. Les faits sont là, crus et ça tord les tripes.
  • « Manon, comme toutes les précédentes, y a cru aussi mais le cycle de l’enfance vient de rompre… »
Anne Carrière, légiste, va suivre ces scènes macabres. Outre le côté pur thriller elle va nous embrouiller avec ses personnages, à vous de découvrir cette psychologie bien alambiquée.
  • « Chaque enfant, né de ses mains, l’avait comme délivré de ses tourments. Il s’en était nourri en même temps qu’il leur avait donné le meilleur (…) Chaque premier cri qui s’en échappait semblait même lui dire « Je respire enfin »… »
On ne sort pas indemne de cette lecture, les images sont là. L’auteure se joue de nous aussi.
  • « Les écorchés vifs d’entre tous, eux, lisent des thrillers. Pléthore de thrillers. Ou de polars. Ou de fantastiques. Jusqu’à l’overdose. Jusqu’à créer des confréries. »
Lou a encore frappé fort avec ce roman qui nous emmène loin dans l’âme humaine torturée. Je remercie l’auteure et les éditions du Loir pour cette terrible lecture.
Présentation :


Ce que l’aube promet au jour n’est souvent qu’un leurre. Anne Carrière le vérifie à chaque découverte macabre. Cette fois-ci, il s’agit d’une jeune femme, Sandra Link, 24 ans, retrouvée morte dans sa baignoire. Un banal suicide, à première vue, comme il en existe toutes les quarante secondes dans le monde. Une histoire vite retracée. Fugueuse depuis ses dix-huit ans, la jeune femme venait d’accoucher deux jours plus tôt dans un hôpital parisien d’où elle s’était enfuie aussitôt en abandonnant son enfant. Bien trop jeune et seule pour porter un si lourd fardeau. Ce n’est pas la première ni la dernière fois et pourtant la légiste ne s’y fait pas. Surtout que c’est le second cas en moins d’un mois. À croire que toutes les guerres et les catastrophes ne suffisent plus à la misère humaine. Il faut encore que soient ajoutés au nombre des victimes des nourrissons. Comme un besoin d’éradiquer tout espoir, toute rédemption.

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