⁕ Littérature, ⁕ Roman

« Patient zéro », « Vivre vite » et « L’arrière-saison » de Philippe BESSON

Exceptionnellement je vais faire ce retour sur trois romans de l’auteur. J’ai lu les trois à la suite. Des récits entre 100 et 200 pages qui se lisent en une après-midi. Les trois sont différents par le thème et à chaque fois l’écriture m’a transportée pour ne plus me lâcher.

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« Patient zéro » – Ed J’ai lu – 85 pages – Poche –

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« Il devient le coupable parfait »…

Un petit récit de quelques 80 pages qui fait tout à fait résonnance avec l’actualité sanitaire d’aujourd’hui. Ici c’est autour du premier patient atteint du Sida qu’il est fait référence. L’auteur nous ramène dans les années 80, que de belles années où presque tout était permis. Il nous livre l’apparition de cette maladie bien avant les éclats que les médias en ont fait en France. Bien avant que les malades soient montrés du doigt comme des pestiférés…

… »Et notamment pour les groupes conservateurs, pour la droite de toujours, pour les adorateurs de Dieu, qui ont toujours considéré l’homosexualité comme une abomination, les gays comme des dépravés et qui voient ainsi leurs craintes et leur haine confortées, et qui se réjouissent, pour certains bruyamment, qu’une sanction divine soit venue frapper ces pécheurs, ces fautifs, ces dégénérés. »…

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« Vivre vite » – Ed Julliard – 238 pages – Broché –

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L’enchantement avec ce texte qui nous parle de James Dean, raconté par ses proches. Un vrai plaisir de lecture qui m’a sorti de mes romans noirs. J’ai adoré ce livre.

« En préférant l’art dramatique au basket-ball, il faisait preuve d’un incroyable culot et prenait des risques. Il s’exposait aux quolibets, aux remarques malveillantes, aux insinuations. Le théatre, aux yeux de beaucoup, c’était une occupation pour les filles. Les garçons qui s’y livraient étaient forcément suspects »…

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« L’arrière-saison » – Ed Julliard – 191 pages – Broché –

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Un texte hyper touchant, émouvant, fort. Quatre personnes dans un café à Cape cod. J’apprends aussi que c’est son troisième roman. Que d’excellents dialogues, que d’excellents silences aussi. Une petite merveille ce texte.

« Il ne répète rien, ne reproduit rien. Il poursuit sa route. Il passe à autre chose. Lorsqu’on sort vivant des accidents, il faut de dépêcher de ne plus y penser. Louise prétendrait qu’on peut sortir vivant des accidents sans en sortir indemne. c’est toute la différence entre eux deux. »…

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Il y a un moment que je voulais découvrir cet auteur, grâce à Virginie R. et à Frédéric B. qui en ont fait des très belles chroniques. J’ai trouvé ces derniers dans un sac de livres que l’on m’avait donné! Pour moi qui lit beaucoup de thrillers, polars, romans noirs ou dramatiques, c’est le style de lecture qui va me couper du dernier roman lu, mais pas que : je pourrais prendre du contemporain, du cosy crime ou du feel good. Là, c’est vraiment une belle découverte, de la belle lecture, écriture, des émotions fortes, du sensible comme de l’ironique suivant le thème abordé. Si vous n’avez jamais lu Philippe Besson, n’hésitez surtout pas, n’importe lequel de ces textes et je suis sûre que vous y trouverez du plaisir.

On a longtemps soupçonné Gaëtan Dugas, un steward canadien, d’avoir été le premier homme à transmettre le sida : il était homosexuel et aimait les nuits fauves. Mais d’autres avaient contracté la maladie avant lui. Qui fut le premier, alors ? Philippe Besson redonne vie aux merveilleuses années 1980, juste avant l’hécatombe. Et nous livre une partie de la réponse.
La vie de James Dean vue et romancée par Philippe Besson à travers les regards de ceux qui le connaissaient. Un destin poignant.
« Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain… »

Si célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d’un garçon de l’Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d’une beauté irrésistible, qui s’est donné à tous, sans jamais appartenir à personne: un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.
 » Au commencement, il y a cette peinture d’Edward Hopper qu’on peut voir à Chicago. J’ai dû l’apercevoir à plusieurs reprises avant de m’en procurer une reproduction, un dimanche d’ennui. Un soir, sans intention particulière, j’ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d’un café nommé Phillies, entourée de trois hommes. Alors, ça s’est imposé à moi, sans que j’aie rien cherché. J’ai eu l’envie impérieuse de raconter l’histoire de cette femme et des trois hommes autour d’elle, et d’un café de Cape Cod. « 

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