⁕ Littérature, ⁕ Roman, Roman contemporain

« Récits ultimes » de Olga TOKARCZUK

Les éditions Noir sur Blanc – 256 pages – Broché –

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Un récit déroutant et touchant à la fois mais qui ne me restera pas forcement en mémoire longtemps. La découverte de l’auteure est intéressante. L’écriture est bien maitrisée rien à redire de ce côté-là. Ce serait plus dans les liens qu’ont ces trois femmes où j’ai eu le plus de mal à me projeter.

Ida, femme mûre, subit un accident de la route et se perd, physiquement et psychologiquement. Parka, sa mère, très vieille femme qui vit en Pologne lutte contre le temps aussi bien climatique que celui qui lui reste à vivre et Maya, jeune mère, fille de la première, qui elle se détourne de son projet touristique.

Nous avons donc trois récits contre le temps, et au bout la mort, comme pour tous. Pendant ce lapse de temps, elles ont chacune des reflexions sur leur vie, leur projet, leur passé, des chemins de vie différent, qui dévient.

▶▶ J’ai lu ce roman dans le cadre du prix des lecteurs « Lectures Étranges » par la bibliothèque municipale de Saint Geyrac. Littérature polonaise pour ce titre, une découverte plaisante mais un peu ambiguë.

Ida, Parka, Maya. Une femme mûre, une très vieille femme et une jeune mère, la femme d’aujourd’hui, affrontent chacune à sa manière le monstre du Temps. Elles sont la grand-mère, l’arrière-grand-mère et la mère d’un même petit garçon, mais la famille s’efface dans l’instant de pure solitude qui les confronte à la mort. Trois récits composent ce beau roman, où le mythe des trois Parques trouve un écho subtil.

Après un accident de voiture, Ida marche dans la nuit jusqu’à la maison d’un vieux couple. Elle y passera plusieurs jours à tourner en rond, incapable de se ressaisir. Découvrant une grange qui sert de mouroir aux animaux malades, elle songe à sa propre fin, à cette mort entrevue qui reviendra la prendre.

Sa mère, Paraskewia, dite Parka, est une Ukrainienne exilée en Pologne. Son mari vient de mourir, il neige, et leur maison est coupée du monde. Alors, sur le flanc de la montagne, elle trace avec ses pieds un message pour ceux d’en bas, en lettres immenses : PETRO EST MORT I Lorsqu’elle achève le point d’exclamation, elle a déroulé en pensée le film de sa vie.

Enfin il y a Maya, la fille unique d’Ida, qui séjourne en Malaisie avec son garçon de onze ans. Elle est censée préparer une brochure touristique, mais son voyage ressemble davantage à une fuite, au contrecoup d’une blessure intime.

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